31/03/2004

Modernisation de la haute Meuse

 
 
 
 

MODERNISATION DE LA HAUTE MEUSE.

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 "Modernisation de la haute Meuse"

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Cette note de synthèse sur la modernisation de la Haute Meuse est dédiée à tous les agents des Voies hydrauliques qui ont exercé, avec beaucoup de courage, un métier difficile sur les vieux barrages de la Meuse en furie et en ont été victimes.

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La haute Meuse belge - tome 5

Thème "Equipement et Transport "
Collection "Traces "
Ed. 2004, MET, ouvrage, français, 368 pp.

Jacques Verstraeten, Licencié en Histoire. 

 

http://publications.wallonie.be/jsp/publi/pgPubliListeChe...

 

30 009b


A.P.30/06/2008. LA PLANTE.

 

Un musée en plein air se trouve près de l'écluse d'Hastière, le long de la nationale N96 reliant Hastière à Givet, entre Hastière-Lavaux et Hermeton. Adresse postale : 3, rue de l'écluse à 5540 Hastière.

Jusqu'à son démantèlement en septembre 2001, ce barrage était le dernier de ce type encore en activité sur la Meuse belge. Grâce à un financement communal et à l'obtention, en janvier 2006, d'une subvention du Commissariat Général au Tourisme du Ministère de la Région wallonne, l'association « Les amis d'Agimont » et Qualité-Village-Wallonie ont pu mener à bon port la réalisation de huit pupitres didactiques situés au pied d'authentiques éléments du barrage. Textes et illustrations permettent de comprendre le contexte historique de ce barrage et ce que fut le métier d'éclusier-barragiste avant la création des barrages électro-mécaniques.

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http://www.qualitevillagewallonie.be/actions/hastiere.html#

 

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Les barrages mobiles : leur origine, leurs destinées.

Page 191  « La haute Meuse belge » collection Traces n°5  MET éd.2004 (SPW)  Jacques Verstraeten, Licencié en Histoire.

Les barrages mobiles de la haute Meuse constituent la combinaison de deux systèmes qui furent utilisés indépendamment l’un de l’autre sur la haute Seine par les ingénieurs Poirée et Chanoine.

Avant le XIXe siècle, le système des aiguilles avait déjà été utilisé dans les portes marinières de certain pertuis. A cette époque, la porte pouvait s’étendre d’une berge à l’autre du fleuve. Il n’y avait pas d’écluse à sas. Les aiguilles étaient libérées pour laisser le passage aux bateaux et étaient récupérées par une corde de retenue. Avant l’avènement des barrages mobiles, c’est ce système qui équipait la Seine supérieure et l’Yonne.

C’est en connaissant ces techniques utilisées dans sa circonscription que Poirée innova en inventant des fermettes métalliques articulées dans des crapaudines scellées dans un radier construit au fond de la rivière. Ces fermettes étaient de simples cadres en fer de quelques centimètres d’épaisseur. Elles étaient établies à peu de distance les unes des autres. Elles recevaient sur leur face amont des poutrelles horizontales sur lesquelles s’appuyaient des aiguilles. Elles supportaient aussi la passerelle, nécessaire pour la manœuvre de ces aiguilles.

Lors des basses eaux, le barrage était fermé, tandis que, dès que les eaux montaient, on enlevait progressivement les aiguilles. On abattait ensuite les fermettes en les couchant sur le radier. Le barrage disparaissait donc ainsi totalement, laissant à la rivière la possibilité de s’écouler sur toute sa section.

Les deux premiers barrages ainsi conçus furent construits sur l’Yonne et sur la Loire en 1834 et 1836, mais ils n’étaient toujours pas pourvus d’écluses. En 1838, ce type de barrage fut utilisé avec une écluse pour permettre le passage de points difficiles sur la Seine, à Bezons.

En 1850, Chanoine inventa un autre système, entièrement composé de « hausses » : grands panneaux rectangulaires articulés au fond de l’eau sur un radier construit en maçonnerie.

Le système fut perfectionné en 1852 par des hausses à bascules dont l’axe de rotation était surélevé. La haute Seine et l’Yonne furent canalisées grâce à vingt-neuf ouvrages de ce type.

Le système « Poirée » fut utilisé pour la canalisation de la Meuse en aval de Namur. Quinze barrages furent ainsi érigés entre 1853 et 1867. Ces ouvrages permirent de créer des biefs pour la navigation à peu près tous les 6 km.

Quant au système «Chanoine », il fut utilisé pour les trois barrages situés directement en amont de Namur : à La Plante, à Tailfer et à Rivière (1868-1872).

Mais aucun des deux systèmes ne donna entièrement satisfaction. C’est pour cette raison que fut imaginé un système mixte, fruit des études de l’ingénieur Martial Hans.

Ce système sera appliqué d’abord sur les six barrages de la haute Meuse belge entre Hastière et Hun (Yvoir), entre 1873 et 1880,  avant de gagner, entre 1884 et 1897, les trois barrages achevés depuis 1872 suivant le type « Chanoine », entre La Plante et Rivière.

La retenue d’eau y était ainsi composée d’une passe navigable à fermettes et aiguilles, et le déversoir était équipé du système des hausses basculantes.

Grâce à l’utilisation du seul système « Poirée », la régulation des eaux allait être plus facile, et les dangers liés aux chutes d’eau, dans le système à hausses basculantes, allaient aussi être réglés par l’enlèvement rapide des aiguilles.

Toutefois, malgré leurs améliorations, ces systèmes s’avèreront dangereux, et  les enjeux économiques des régions riveraines nécessiteront un fleuve au profil permettant le passage de convois de bateaux plus importants. Après la deuxième guerre mondiale, le gouvernement belge lancera donc un programme de modernisation de la Meuse qui, à terme, sonnera le glas de tous ces anciens ouvrages. Le dernier subsistera à Hastière jusqu’en 2001.

Source

Pour l’utilisation des deux systèmes de barrages dans la canalisation de la Seine, se reporter à BEAUDOUIN (F), la canalisation de la Seine par barrages mobiles éclusés au XIXe siècle, dans Bulletin de l’Association des amis du musée de la Batellerie, n°2, Conflans-Saint-Honorine, décembre 1988, 20pp.

 

 

Page 180 (extrait)  « La haute Meuse belge » collection Traces n°5  MET éd.2004 (SPW)  Jacques Verstraeten, Licencié en Histoire.

En 1868, l’entreprise « Flechet et Claes » entreprend la construction des barrages éclusés de La Plante, de Tailfer et de Rivière. Leur construction s’achève le 15 avril 1872.

Les écluses en aval de Namur ne présentaient que 56,75m. de long et 9 m. de large et ne pouvaient écluser qu’un seul bateau à la fois. (Gabarit pour bateaux de 600t.- Campinois)

Sur ces nouvelles écluses, la longueur utile est portée à 100m, et la largeur, à 12 m. (Gabarit pour bateaux de 1350t. R.H.K)  Des dimensions qui vont permettre d’accueillir un train composé de quatre bateaux et d’un remorqueur.

 

18:27 Écrit par Alain PASCAL | Lien permanent | | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer

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